vendredi 11 août 2017

retour sur les balades du banquet du livre

Chaque jour, un passant considérable nous raconte sa journée au Banquet. Aujourd’hui,Pascal Ory (Jouir comme une sainte et autres voluptés, Mercure de France 2017)
Notre journée, nous la commençons rituellement chaque matin avec Catie Lépagnole, dans la garrigue – ce qui généralement nous oblige à sacrifier Jean Renoir, Eisenstein ou Jean-Marie Straub au profit de la pariétaire, du buplèvre et de l’hélichryse – je cite là des classiques de notre ethnobotaniste préférée.

Si le zénith de nos journées se passe toujours autour de notre Abélard de midi et demi, nos matines se rassemblent donc autour de cette anachorète rousse – aussi rousse que sa chienne Engie, qui batifole à ses côtés -. Catie est là pour nous rappeler que la « nature » est un autre mode de culture, qu’aucune de ces plantes n’est « mauvaise » et « inutile en soi », et qu’elles témoignent toutes d’une histoire mondiale – témoin avant-hier la vergerette du Canada, arrivée au XIXe siècle dans les peaux de castor destinées à la mégisserie de Mazamet.




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